Histoire de la musique folklorique

Il est beaucoup plus difficile de définir la musique folklorique sur le plan historique que les autres genres musicaux puisque les chansons de ce genre étaient transmises oralement plutôt que par écrit et que les compositeurs demeuraient inconnus. Bien que le terme soit né au 19e siècle, la musique folklorique était présente depuis bien plus longtemps. Elle a varié selon les cultures, les classes sociales et les périodes historiques.

Qu’est-ce qui rend une chanson folklorique?

La musique folklorique se caractérise en général et sur le plan historique par le fait qu’elle se transmet oralement, qu’elle s’enracine dans une culture nationale ou une région, qu’elle raconte une histoire personnelle ou historique particulière et qu’elle a été jouée sur une longue période, parfois sur plusieurs générations.

La musique folk traditionnelle

Comme il n’y avait pas de musique préenregistrée durant une bonne partie de l’histoire humaine, ce sont les gens ordinaires qui en ont créé durant leurs heures de travail, leurs loisirs et leurs cérémonies religieuses. Pendant les heures de travail (principalement du travail manuel), les gens chantaient pour réduire l’ennui des tâches répétitives, mais aussi pour garder le rythme pendant les manœuvres synchronisées de plantation, de creusage et de martelage. Cette « musique du peuple » a été transmise par la communauté, les groupes sociaux et les familles. Il arrive souvent que l’origine d’une chanson particulière se perde dans le temps. De nombreux historiens de la musique qualifient la musique folk de « musique d’antan dont l’identité des auteurs est inconnue de tous ». Le terme « folk » est dérivé du terme anglais « folklore », utilisé pour décrire la musique, les histoires et les danses traditionnelles.

Musique du monde

Même si nous considérons souvent la musique folklorique comme un style nord-américain (pensons seulement à Woody Guthrie, à la musique traditionnelle issue de la Grande Dépression ou au son des Appalaches), ce genre musical se retrouve dans presque toutes les cultures du monde. Cependant, la musique folklorique des pays non occidentaux a souvent été classée dans la grande catégorie de la musique ethnique, appelée « musique du monde » (ou parfois « musique traditionnelle »). Des gigues aux reels d’antan des violons celtiques en passant par les musiques traditionnelles sonores et pleines de joie de diverses régions africaines, la musique du monde et la musique folklorique sont une seule et même chose. Le genre a gagné en popularité dans les années 90 parmi le grand public nord-américain grâce à des musiciens et à des musicologues comme Ry Cooder (ainsi qu’à l’intégration de sons et d’artistes de musique du monde dans les albums les plus populaires de Peter Gabriel et de Paul Simon).

La musique folk contemporaine

La musique folk contemporaine fait référence à une grande variété de genres qui ont émergé au milieu du 20e siècle et qui ont été par la suite associés à la musique folklorique traditionnelle. Souvent comparée à une « renaissance du folk » ou à une « renaissance de la musique folk américaine », elle se retrouvait principalement aux États-Unis, et des artistes l’ont commercialisée lors de concerts, d’enregistrements et de diffusions à la radio. Parmi les artistes qui ont émergé pendant cette période figurent Woody Guthrie (mentionné plus haut), Pete Seeger, Joan Baez, Peter, Paul and Mary, Bob Dylan et bien d’autres encore. Au Canada, la renaissance du folk a mené à la première vague d’artistes à succès international, comme Gordon Lightfoot, Leonard Cohen, Joni Mitchell, Buffy Sainte-Marie et bien plus encore. L’anti-folk, ou folk punk, dont le groupe irlandais The Pogues constitue un excellent exemple, fait partie des sous-genres les plus récents de la musique folk moderne ou contemporaine. Il existe également d’autres sous-genres du folk contemporain comme le métal folk, le néo-folk et le folk psychédélique.